N° 46 – Décembre 2006 / Septembre 2007

                        Supplément aux Cahiers de la Fondation n° 67/68

 

 

 

COLLOQUE DES 23 ET 24 AVRIL 2007

 

 

 

DIALOGUE SOCIAL EUROPEEN ET RESTRUCTURATIONS TRANSNATIONALES :

LES PARTENAIRES SOCIAUX,

ACTEURS DU CHANGEMENT ?

 

 

Ce colloque, organisé avec l’appui de la Commission européenne, s’inscrit dans le droit fil des préoccupations d’Europe et Société : comment l’information et la consultation des partenaires économiques et sociaux européens peuvent-elles mieux les impliquer dans l’accompagnement de l’inévitable mutation des modes de production et d’organisation des entreprises, tout en favorisant une approche sociale de qualité, et le dynamisme de l’activité – donc de l’emploi.

 

Plusieurs buts « opératoires » sont poursuivis par une telle démarche :

 

-         ouvrir et faciliter le débat entre tous les acteurs européens ;

-         comparer et discuter les solutions avancées, succès ou échecs…

-         rechercher, au-delà des approches diverses, les compromis utiles et les convergences significatives.

 

Même si le terme de « partenaires sociaux » reste imprécis, même si la notion de « modèle social européen » prête à débat surtout au singulier, – la double référence à la stratégie de Lisbonne et à la construction d’une cohésion européenne reste incontournable.

 


Pour que les partenaires développent leur capacité à peser sur les évolutions et à les infléchir, l’idée centrale qui se dégage des débats et échanges du colloque consiste à favoriser, à travers l’ensemble des moyens et instruments existants, la capacité de connaissance et d’anticipation, tant collective qu’individuelle.

 

 

 

 

ETAT DES LIEUX

 

 

 

La première demi-journée du colloque a été consacrée à rappeler la réalité actuelle et récente des restructurations en Europe. Même si le phénomène est ancien (cf. sidérurgie ou charbonnages) et largement inéluctable (la « destruction créatrice » de Schumpeter) il revêt (depuis Vilvoorde en particulier) une actualité et une prégnance toute particulière au niveau européen. Plus que par le passé, il est largement lié à l’approfondissement et l’accélération de la mondialisation et déborde souvent le cadre strictement national, il n’a que récemment fait l’objet d’investigations systématiques et approfondies.

 

Dans une approche économique générale, trois facteurs principaux paraissent être à l’œuvre dans les processus de restructuration :

 

-         l’impact des évolutions technologiques et organisationnelles ;

-         l’intensité de la concurrence, facilitée de multiples manières ;

-         le développement d’un capitalisme financier et peut-être celui du savoir.

 

Ils entraînent une nouvelle division internationale du travail, où les entreprises sont à la recherche d’une efficience croissante – combinant au mieux adaptation au marché, excellence dans le métier et organisation réactive.

 

Dans la pratique, selon les secteurs, les territoires… et les entreprises, une grande diversité de circonstances et de motifs peuvent présider à une restructuration :

 

-         résorption forcée de capacité entraînée par une évolution technique, comme dans le cas de la sidérurgie (logique technologique) ;

-         modification du périmètre ou portefeuille d’activités, entraînant cession ou externalisation (logique de recentrage et/ou de la valeur) ;

-         délocalisation ou relocalisation pour des motifs de coûts ou de marchés ;

-         fusion/acquisition/réorganisation (logique de « consolidation » ou rationalisation d’un secteur ou d’une entreprise).

 

La lecture par les partenaires des réalités « en devenir », en vue d’anticiper les ruptures, doit impérativement croiser l’approche en termes de spécialisation sectorielle (Ricardo) et celle, plus nouvelle, de spécialisation par les tâches (l’entreprise ne peut plus maîtriser l’ensemble de la chaîne de la valeur).

 

Les recensions réalisées montrent que les pertes d’emplois directement liées à ces mutations qui ne dépasseraient pas 500.000, pour les vingt sept pays, en 2005 ; et qu’elles concernent surtout les secteurs de l’automobile, de la chimie, de la sidérurgie, du textile, et de l’électricité, particulièrement dans les nouveaux Etats membres.

 

Même dans le cas d’une dynamique « positive » (en termes d’activité ou de résultat financier pour la firme), la question difficilement résolue reste toujours celle de la répartition équitable des coûts induits par la transformation entre tous les acteurs concernés, internes (entreprise en soi et salariés) ou externes (collectivités territoriales et sous-traitants…).

 

Faute de règles claires et consensuelles à cet égard, deux voies de progrès peuvent être envisagées :

 

-         la voie de la prévention, (cf. les pôles de compétitivité), visant à réduire la vulnérabilité à la concurrence internationale ; elle passe par une capacité d’anticipation qui suppose de l’information partagée entre partenaires de l’entreprise mais aussi avec le territoire ; elle pose l’épineuse question, qui ne peut être éludée, de savoir à qui doit être destinée l’aide publique : les entreprises (les grandes, ou les petites en priorité ?), les individus afin qu’ils se préparent longtemps à l’avance aux changements, les collectivités locales via des mécanismes d’aménagement du territoire, ou d’autres voies ? La ressource étant rare, des choix draconiens sont à faire, si possible en partant de l’évaluation de ce qui a déjà été entrepris dans le passé ;

 

-         une voie d’organisation de la négociation, favorisant un processus multiforme d’adaptation et de choix d’orientations porteuses, à travers des transitions négociées.

 

Sur ce dernier point, les niveaux et les approches possibles sont multiples, allant de l’interprofessionnel au sectoriel, de la grande firme au niveau européen : le programme Trace (TRade unions Anticipating Change in Europe) avance six questionnements transversaux à approfondir (place des PME, distinction entre secteurs traditionnels organisés et secteurs émergents, activités relevant du secteur public, rôle des territoires, impact de l’élargissement, articulation entre initiatives communautaires et celles qui se déploient au niveau mondial).

 

Les études comme les cas concrets exposés lors du colloque permettent d’avancer avec certitude que plus le travail d’information est fait très en amont des restructurations, plus les syndicats sont pro-actifs à travers les processus de consultations préalables à la décision de la firme (jusqu’au « risque » de la « contre-proposition »), plus les salariés sont susceptibles de dépasser le choc de la « rupture », plus les transitions ont des chances de réussite.

 

 

 

 


 

EXPERIENCES ET REPONSES DES ACTEURS

 

 

 

Plus d’une dizaine de témoignages, portés par des acteurs directs, fournissent un tableau impressionnant (et impressionniste…) de la diversité des processus réels… mais permettent aussi de tirer quelques leçons instructives…

 

- Variété des cas d’abord : selon que le secteur (ou l’entreprise) est… riche ou démuni, divisé ou uni, sur la défensive ou muni d’une perspective claire, pratique – ou non – un dialogue confiant et une forme de concertation prospective, l’engagement, le déroulement et l’aboutissement de la restructuration changent sensiblement. Même l’unité de conception et d’orientation – comme pour le premier groupe automobile européen – ne garantit pas, après un début prometteur, d’éviter l’erreur d’appréciation (sur l’évolution d’activité liée au marché) conduisant à des difficultés (sur l’emploi et les résultats) qui mettent en cause la convention collective… Pourtant, la qualité du dialogue social permet un partage négocié des sacrifices.

 

Dans les secteurs de la défense (concurrence entre Etats) ou de la construction navale (comité sectoriel), les transformations, rapides, s’accompagnent d’efforts (publics…) d’anticipation et de formation.

 

A EDF, comme dans le secteur électrique européen, ou chez Fortis Banque, une combinaison de facteurs favorables (aisance financière, dialogue social ouvert, bonnes pratiques de RSE, effort de formation anticipée) facilite grandement des évolutions importantes telles que celle du Smart sourcing chez Fortis par exemple.

 

A contrario, au sein d’un groupe papetier prospère, de niveau mondial, l’absence d’anticipation et un dialogue social biaisé ont aggravé l’impact d’une évolution probablement inéluctable malgré les efforts des syndicats pour proposer des activités alternatives rentables.

 

- Cohérence et concordance des leçons ensuite : que ce soit au niveau de l’entreprise, du secteur, la qualité du dialogue social, la volonté et capacité d’anticiper, la faculté d’utiliser tous les leviers légaux et institutionnels (tels le comité d’entreprise européen, ou la commission consultative des mutations industrielles), l’existence d’accords de RSE, sont autant de facteurs favorables à un déroulement plus convenable du processus de restructuration.

 

Le programme MIRE, soutenu par le fonds social européen, explicite et développe ce type de conclusions, en impliquant l’ensemble des acteurs, et propose des règles et lieux de négociation, en soulignant aussi l’importance des thématiques et coordinations territoriales.

 

 

 

 

DES NEGOCIATIONS A L’ECHELLE EUROPEENNE ?

 

 

 

Au cours de la dernière après-midi, des éclairages reflétant la diversité des points de vue ont été apportés sur la possibilité de progresser face aux restructurations de niveau européen par des représentants syndicaux, patronaux et communautaires (Commission). 

 

Aussi bien le MEDEF que Business-Europe/UNICE proposent une vision relativement optimiste, fondée sur l’existence d’instruments, de règles, de capacités de dialogue et d’intervention, – insuffisamment utilisés sans doute. Le cadre général du processus de Lisbonne est mis en avant, tout en souhaitant son amélioration à partir de 2010.

Tonalité plus réservée du représentant du CES, pour qui les restructurations sans croissance ou à motivation financière, dans un cadre transnational, entraînent souvent de graves problèmes de reconversion et/ou d’emploi, sans capacité de réaction – au même niveau – des travailleurs ou des pouvoirs publics. Le fonds « d’ajustement à la mondialisation » est encore modeste et en rodage, les PME trop souvent abandonnées à leur sort, les incitations à une innovation créatrice d’emplois insuffisantes… Bref, des outils efficaces – au niveau transnational ou européen – doivent encore être forgés pour gérer les restructurations par la mobilité préparée, protéger les transitions par une anticipation partagée.

 

Le représentant de la Commission ouvre son intervention sur un rappel : il y a 90 ans, en réponse à une période de grande ouverture commerciale, fut créé l’OIT, devenue aujourd’hui une référence et une institution importante, au plan mondial. L’Europe souhaite mettre en place et en œuvre une politique des mutations industrielles soutenue par le dialogue social. A ce titre, la Commission a produit, en 2005, la communication : « Anticiper et accompagner les restructurations pour développer l’emploi ».

 

Dans la nécessaire répartition des rôles et des efforts, le dialogue et la négociation entre les partenaires sont essentiels, pour disposer à temps de l’information utile, et pouvoir anticiper les adaptations. L’efficacité part du terrain, de l’entreprise, s’appuie sur la dimension territoriale, avant d’aller au niveau sectoriel ou européen. A cet égard, les comités européens doivent jouer un rôle plus important.

 

La dimension européenne permet de porter un diagnostic clair sur les mutations en cours, et de construire des politiques communes – par exemple accords commerciaux internationaux ou lutte contre les effets des changements climatiques : elle impose aussi la cohérence et la coordination de l’ensemble des instruments disponibles et des politiques, jusque in fine l’intervention juridique.

 

 

 

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En conclusion, Jacques MOREAU, Délégué général d’Europe et Société, après avoir chaleureusement remercié tous les intervenants et les participants, propose les brèves réflexions suivantes :

 

La période actuelle est marquée de fortes mutations : face à celles-ci, comme le montre le bilan dressé en particulier par Elodie BETHOUX, les positions et réactions des acteurs évoluent – parfois sous le coup de l’émotion – sans résultats probants ou durables (cf. EADS).

 

Dans le cadre d’un dialogue social organisé, disposer d’une information fiable, pour pouvoir anticiper les problèmes et maîtriser l’avenir, apparaît essentiel.

 

Organiser cette anticipation est une tache urgente. La question se pose de savoir si les instruments existants sont pleinement utilisés et s’ils sont suffisamment efficaces. Toutefois des évolutions culturelles se font jour, permettant ici ou là de parvenir notamment à des diagnostics partagés et à des propositions acceptables par tous.

 

Par ailleurs, la Commission a prévu dans son agenda de développer une réflexion commune des différents partenaires visant à la création d’un instrument optionnel de négociation collective transnationale. Ce qui fera l’objet du prochain colloque d’Europe et Société.

 

 

 

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Au total, le colloque a bien montré que les restructurations, qui se sont développées en Europe au cours des dernières années, posent à la fois des problèmes de définition, de traitement et d’évaluation de leur impact. Quelles que soient leurs raisons (à proportion variable) : évolutions technologiques, considérations économiques (coûts et marchés) ou réformes structurelles (recentrage, concentration), leur impact sur l’emploi est souvent négatif et oblige à mettre en œuvre des programmes d’adaptation et de mobilité.

 

Les réponses des acteurs sont très diversifiées ; beaucoup dépend de leur information, de la qualité du dialogue qu’ils instaurent, et de leur volonté et de leur capacité de dégager des solutions constructives adaptées à l’évolution.

 

A cet égard, les instruments communautaires existants sont insuffisants et il est nécessaire de développer une stratégie plus ambitieuse au niveau de l’Union européenne.

 

 

 

 

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                                    PROGRAMME ET LISTE DES INTERVENANTS

 

 

Ce programme s’est déroulé sur deux jours. Les exposés ont donné lieu à des débats entre les intervenants et les participants. Les exposés et les interventions des participants sont repris dans le Cahier de la Fondation publié fin septembre 2007.

 

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Ouverture du colloque : Jacques MOREAU, Délégué Général - Europe et Société

 

La réalité des restructurations en Europe

 

Les restructurations : De quoi parle-t-on ?

Barbara GERSTENBERGER, Coordinateur - European Monitoring Centre on Change

Roberto PEDERSINI, Professeur - Fondazione Regionale Pietro Seveso

 

Les différents aspects économiques des restructurations 

Jean-Louis LEVET, Directeur - IRES Institut de Recherches Économiques et Sociales

Elie COHEN, Directeur de recherche - CNRS Centre national de la recherche scientifique / membre - CAE Conseil d’analyse économique

El Mouhoub MOUHOUD, Professeur - Université Paris Dauphine

 

Les débats communautaires sur les restructurations

François VANDAMME, Conseiller général - SPF Emploi, Travail et Concertation sociale : Division Affaires internationales (Gouvernement belge)

 

                                    La gestion des restructurations : les dispositifs, outils, le positionnement des acteurs

                                    Élodie BÉTHOUX, Sociologue - IDHE, Université Paris X Nanterre / ENS Cachan 

                                   

 

Les restructurations dans les entreprises, les secteurs professionnels : La réponse des acteurs

 

- Comment la décision a-t-elle été annoncée et commentée ?

- Rôle du Comité d'entreprise européen, des Comités de dialogue sectoriel

- Quelle intervention des organisations syndicales ?

- Quels résultats ?

 

Jean-Pierre AUBERT, Délégué interministériel aux restructurations de la Défense

François BILLET, Vice-Président du Comité de dialogue social sectoriel « Construction et réparation navales »

Bruno DEMAÎTRE, Secrétaire du Conseil d’entreprise - Fortis Banque Belgique

Édouard MARTIN, Membre du Comité d’entreprise européen - Arcelor

Bernd WEHLAUER, Vice-Président du Conseil central d’entreprise - Volkswagen

Daniel MOREL, Secrétaire du Comité d’entreprise, Porte-Parole de l’intersyndicale - Stora Enso Corbehem

Frédéric FRITSCH, Membre du Comité d’entreprise européen - EDF

Tony ALLAN, EDF Energy GB

 

 

 

Les restructurations et le dialogue social

 

Examen de différents cas de restructurations dans les  entreprises et les secteurs professionnels  (suite)

Kate McPHILLIPS, Research Manager - Cabinet Ecotec Research

 

Le rôle actuel du dialogue social européen dans les restructurations transnationales

Renate HORNUNG-DRAUS, Directrice des Affaires internationales et européennes - BDA Bundesvereinigung der Deutschen Arbeitgeberverbände

Jean-François RENUCCI, Secrétaire Général adjoint - EMCEF Fédération européenne des syndicats des mines, de la chimie et de l'énergie

 

Le point sur différentes approches de restructuration dans cinq pays européens

Frédéric BRUGGEMAN, Coordinateur Programme Mire - Cabinet Syndex

                 

Le territoire, laboratoire d'innovations en matière de pilotage multi-acteurs des restructurations

Rachel BEAUJOLIN-BELLET, Professeur - Reims Management School

 

 

 
Les mutations économiques, technologiques, industrielles peuvent-elles être un sujet de négociation à l’échelle européenne ?
 
Quel type de dialogue social, dans quel cadre, et à quelles conditions ?
Quelle articulation entre les différents niveaux, local, national, européen ?

Rôle des partenaires sociaux, des États, et de l’Union européenne ?

 

André-Luc MOLINIER, Président de la commission Europe - MEDEF Mouvement des Entreprises de France

Joost VAN IERSEL, Membre du CESE Comité économique et social européen - CCMI Commission consultative des mutations industrielles

Walter CERFEDA, Secrétaire confédéral de la CES Confédération européenne des syndicats

Renate HORNUNG-DRAUS, BusinessEurope

Fernando VASQUEZ, Chef d’unité adjoint DG Emploi, Affaires sociales et Égalité des chances - Commission européenne

 

 

 

 

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NOS PROCHAINES ACTIVITES

 

 

 

 

COLLOQUE

 

Mardi 5 et mercredi 6 février 2008 (date provisoire)

 

« Les négociations transnationales en Europe : Où en est-on ?

Problèmes rencontrés ? Quelles perspectives ? »

 

 

 

 

 

 

 

DEJEUNER DEBAT

 

Dernier trimestre 2007

 

Autour de Madame Odile Quintin, Directeur général, à la DGEAC – Commission européenne, sur  la politique de l’Union européenne concernant la formation tout au long de la vie.

 

 

 

 

 

 

 

A PARAÎTRE FIN SEPTEMBRE 2007

 

Cahier de la Fondation n° 67/68 reprenant les actes du colloque des 23 et 24 avril 2007 sur le thème :

 

« Dialogue social européen et restructurations transnationales :

Les partenaires sociaux, acteurs du changement ? »

 

(Un bon de commande est joint à notre Lettre)

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

QUI SOMMES-NOUS ?

 

 

 

 

 

 

"Europe et Société", association fondée en novembre 1985, s'efforce à travers différentes activités et manifestations, d'offrir aux dirigeants d'entreprises, d'organisations professionnelles et syndicales, d'institutions de retraites, etc., un lieu de rencontre, de réflexion et de propositions, centré sur les réponses des Européens face aux défis du monde actuel notamment, à la globalisation et à la mondialisation de l'économie.

 

 

 

A côté de l'Europe des institutions, "Europe et Société" par sa démarche indépendante et autonome par rapport aux institutions communautaires et étatiques, s'efforce d'établir des passerelles entre le monde des entreprises, de la société européenne et les institutions européennes. C'est cette volonté de rapprochement et de communication qui guide "Europe et Société" dans le choix de ses thèmes, de ses débats, de ses réflexions et de ses propositions.

 

 

 

Dans une période où la globalisation et la mondialisation de l'économie entraînent des conséquences majeures sur la stabilité et le devenir de la société européenne, il est nécessaire de multiplier toutes les possibilités d'impliquer dans la recherche de réponses et de solutions tous les acteurs concernés notamment, les acteurs économiques et sociaux. Ce sont eux qui construisent aussi l'Europe dont le monde a besoin.

 

 

 

Malgré ses difficultés, l'Europe possède des atouts déterminants à condition que les Européens les connaissent et décident de les utiliser. C'est tout le sens de l'action d' "Europe et Société" dans sa réflexion pour allier compétitivité de l'industrie et de l'économie européenne et le maintien ainsi que le développement de la cohésion sociale, le renforcement de la liberté, de la responsabilité et de la solidarité des différents acteurs.